Flagrant délit de liberté à Nice

Samedi 27 Février 2021, nous avons organisé un happening pour la culture, les intermittents précaires, les hospitaliers, et contre un régime sanitaire-sécuritaire délirant. Un petit rassemblement revendicatif, donc légal. Sans musique car c’est interdit, sans joie parce que ça fait du bruit. Bilan : verbalisation de notre avocate, de moi-même, et de personnes du public. « Dans la rue, y a plus que des matons…»

Lire l’article de Mačko Dràgàn : Confinés dans l’incompétence du pouvoir, «tout est si calme, ça sent le pourri»
Vidéo: Flagrant délit de liberté – Télé Chez Moi

Soutien à notre camarade Olivier Sillam encore appelé à comparaitre !


Photos : Droits non spécifiés

Mise à jour de 02.03.21 Le procès est renvoyé a une date ultérieure

Rassemblement Jeudi 4 mars 2021
dès 8h30 devant le tribunal de Grasse

37 avenue Pierre Semard
BP 71029
06133 GRASSE

Suite à la marche des fiertés du 27 juillet 2019 à Nice, Olivier s’est retrouvé accusé par le commissaire Souchi, lui-même mis en examen dans l’affaire Legay, d’avoir tenu des propos injurieux et diffamants à son égard.
Un procès « parole contre parole » où aucun élément ne vient corroborer les accusations du commissaire.

Liens : https://fsu06.fsu.fr/soutien-a-notre-camarade-olivier-sillam-encore-appele-a-comparaitre/

Mobilizon : (lien désactivé le 20/02/23)

Olivier victime d’un acharnement policier et judiciaire , rappel de faits antérieur :

Nice, Jeudi 9 mai 2019, jour de grève unitaire dans la Fonction Publique, 4 militant-es de la FSU et de l’Union Syndicale Solidaires (Alec, Danny, Delphine et Olivier) ont été arrêté-es (et de manière violente pour l’un d’entre eux). La raison : avoir lancé lors de la manifestation un slogan qui représenterait un « outrage » aux forces de l’ordre (slogan qui, jusque-là, n’avait pas suscité la moindre réaction). Il semble bien qu’il s’agissait en réalité d’un prétexte de la part des membres du syndicat policier d’extrême droite Alliance, pour pouvoir faire procéder à l’arrestation de certaines des personnes s’étant opposées à leur présence ce jour-là. Ils les avaient d’ailleurs suivies de manière volontaire et provocatrice pendant la manifestation, attendant la moindre opportunité.
Comme à Rennes ou à Lille, les attaques sournoises et arbitraires du syndicat Alliance ont encore sévi, remettant une fois de plus en cause la liberté d’expression.

https://solidaires.org/cagnotte-Pour-la-liberte-de-manifester-et-de-s-exprimer

https://gjgavpaca.noblogs.org/post/2020/09/05/appel-a-soutien-lundi-07-09-20-au-tgi-de-nice-a-partir-de-13h/

Violences policières du 23 Mars 2019 à Nice et en région Paca avec la radio L’Acentrale samedi 27 Février

Mise à jour du 02.03.21 vous pouvez écouter ou télécharger l’émission du 27.02.21 sur le site de L’Acentrale : https://acentrale.org/journal-des-antennes/2021-02-27


Samedi 27 Février 13h – 16h ★ depuis Nice et Nantes

Avec Asu Le Bruitagène , Témoignages de victimes
Geneviève Legay, La Quadrature du Net de Marseille
Jais Adam Troian Psy et autres intervenants en région Paca

Liens :

Écoutez-nous sur https://acentrale.org
Relayez notre flux http://stream.acentrale.org:8000/acentrale320.mp3

Appelez-nous au +33 (0)9.50.39.67.59. En direct ou par messages. Racontez vos manifs de la semaine – ou toute autre chose.
Écrivez-nous à allo[at]acentrale.org

Que chacun et chacune se saisisse de la radio comme outil d’organisation, d’information, d’entraide, de retrouvaille, d’attente

Mobilizon : (lien désactivé le 20/02/23)

Pique nique de soutien à Dany face à la répression judiciaire Cour d’appel d’Aix en Provence Lundi 15 Février


Appel à soutien à Dany une gilet Jaune du Var face à la répression judiciaire

12H Pique nique de soutien à Dany
Cour D’Appel d’Aix En Provence

Artisan-commerçant dans l’évènementiel, Dany 58 ans, était peu habituée des manifestations, des réseaux sociaux et des tribunaux…. Le 13 avril 2019, Dany, mobilisée dans le mouvement des Gilets Jaunes pour plus de justice sociale, participe à l’une de ses premières grosses manifestations à Marseille…

Une manifestation mise particulièrement sous haute tension par la police, matraquages, arrestations et gazages dès 16h alors que les manifestants étaient en train de se disperser naturellement… Ce jour là elle fut choquée et excédée par la violences de certains policiers… En arrivant sur le Vieux Port, elle a filmé ce qu’il se passait pour le montrer à ses amis du Var qui n’étaient pas là…, son tout premier live… Ce live s’est révélé être public, et a été largement commenté et partagé ….

Convoquée plusieurs semaines après au commissariat de Marseille sans savoir pourquoi, elle a subi 30 heures de GAV … et est passée en comparution immédiate …. pour « outrages à des personnes dépositaires de l’autorité publique, menace de crime ou délit contre les personnes ou les biens à l’encontre d’un dépositaire de l’autorité publique et provocation non suivie d’effet au crime ou délit par parole, écrit, image ou moyen de communication électronique ».

Le tribunal l’a condamnée à un an de prison avec sursis et plusieurs milliers d’euros d’amendes pour les 3 policiers qui ont porté plainte. L’acharnement judiciaire ne s’arrête pas là puisque son procès au civil est à venir. L’un des policiers affirme que lui et sa famille vivaient dans la peur depuis les faits et a demandé 10 000 € de dommages et intérêts.

Dany fait appel de cette décision et comparait à 14h à la cour d’appel d’Aix-en-Provence, après 3 reports successifs depuis 03/2020.

La justice, comme la police sont ici des instruments au service d’un en dérive, un État policier…. De la loi anti-casseur de janvier 2019 au projet de loi Sécurité Globale… toute une série de mesures pour nous priver de notre liberté de manifester et de s’exprimer ..

Il ne faut pas se le cacher, ce procès comme les autres est un procès pour l’exemple, pour casser le moral des militants engagés, pour détruire les mobilisations futures, ….

Ne nous laissons pas faire, ne laissons personne seul face à la répression judiciaire !

Nous soutenons Dany et nous condamnons les policiers qui abusent de leurs pouvoirs ! Nous demandons l’arrêt de leur impunité et qu’ils assument leurs actes !

Nous appelons à communiquer sur cette histoire qui met en lumière encore plus aujourd’hui le danger du Projet de loi Sécurité Globale : cette loi ne va faire qu’accentuer la dérive des violences policières.

Le Collectif Gilet Jaunes contre les Violences Policières en Région PACA (GJGAVPACA)

Si vous voulez apporter votre témoignage sur les violences de ce 13 avril 2019 ou simplement apporter un soutien Dany, vous pouvez écrire ici :
soutiendanylajaune83[at]riseup.net
ou
SoutienDanyLaJaune83[at]protonmail.com

Pour apporter votre soutien à Dany et à sa famille, vous pouvez également participer à la cagnotte en ligne ici : https://www.cotizup.com/soutiendany

Lien événement Mobilizon : (lien désactivé le 20/02/23)

Merci

Soutien à Farah Lundi 15 Février 8H30 au TGI de Marseille

Appel à soutien pour nos militantes !
Lundi 15 Février 8H30 au TGI DE MARSEILLE Soutien à Farah

Lors d’une manifestation contre le projet de loi Sécurité Globale fin novembre 2021 à Marseille, elle filmait des exactions de la police lors d’un contrôle. Elle a été violemment prise à partie, ruée de coups puis accusée d’outrages et de rébellion et arrêtée.
Elle comparait ce lundi alors qu’elle a tenté de se protéger face à une pluie de coup qui lui ont causé la perte de 40% d audition…
Filmer la police lorsque celle-ci est en activité est encore un droit, bien que la proposition de loi sécurité globale tient à nous l’interdire et restreindre nos possibilités de témoigner des violences policières subies par certaines personnes .
Farah en a fait les frais… car elle a été rouée de coups et d’injures sexistes et racistes pour avoir exercé son droit par ceux là même qui sont censés être les garants de nos libertés !

Soyons présents en nombre ce lundi 15 février à 8h30 au tribunal de Marseille pour soutenir Farah, mais également pour clamer haut et fort que nous nous battrons pour nos droits et continuerons à lutter pour nos libertés !

✊ La solidarité est notre arme ✊

Lien FB : https://fb.me/e/1bxk7o412

Pétition Manifestants, pas criminels !


Crédit photo Amnesty.fr Droits non spécifiés

Rappel Pétition
Jusqu’au 01/04/21

Depuis novembre 2018, en France, des millions de personnes sont descendues dans la rue pour manifester pacifiquement contre la montée des inégalités sociales et économiques, pour les droits des femmes, le climat ou encore contre la réforme du système de retraite et les violences policières.

Certains ont commis des actes de violence et des dégradations, pour lesquels ils ont été poursuivis en justice. Une minorité. Mais la grande majorité des manifestants est pacifique. Et pour eux, aujourd’hui, participer à un rassemblement, c’est malheureusement s’exposer aux gaz lacrymogènes, aux grenades ou à des tirs de LBD40.

C'est aussi, risquer d’être arrêté arbitrairement, privé de liberté lors de gardes à vue traumatisantes, voire faire face à des poursuites pénales sans avoir commis aucun acte violent. C’est ce qui est arrivé à des milliers de manifestants au cours de ces dernières années. Sous la présidence d’Emmanuel Macron, le droit de manifester a été attaqué comme jamais dans l'histoire récente. Il s’était pourtant engagé pendant sa campagne à le protéger ! Au lieu de cela, un arsenal de lois répressives et contraires au droit international a été déployé pour restreindre ce droit essentiel.

Rappelons à Emmanuel Macron ses engagements !

Liens :

Pétition : https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/petitions/manifestants-pas-criminels

Article : Comment les autorités françaises ont utilisé des arrestations arbitraires pour intimider des manifestants – Amnesty International France

Rapports :
PDF : «CLIMAT D’INSECURITE TOTALE» Arrestations arbitraires de manifestants pacifiques le 12 décembre 2020 à Paris

PDF : ARRÊTÉ·E·S POUR AVOIR MANIFESTÉ LA LOI COMME ARME DE RÉPRESSION DES MANIFESTANT·E·S PACIFIQUES EN FRANCE

BALLAST | Gabriel, gilet jaune mutilé : « Je n’avais jamais foutu les pieds dans une manifestation »


Peinture de Jean-Michel Basquiat – « Droits non spécifiés »

La revue Ballast a publié le témoignage bouleversant de Gabriel et de sa mère.Gabriel est un jeune homme de 21 ans mutilé par une grenade GLI F-4 le 24 novembre 2018 a Paris lors de l’acte II du mouvement des Gilets Jaunes.

Cagnotte « Tendons la main à Gabriel »


Ballast « Tenir tête, fédérer, amorcer »

Volet 1 :
Gabriel, gilet jaune mutilé : « Je n’avais jamais foutu les pieds dans une manifestation »
Volet 2 :
Quand le pouvoir mutile les gilets jaunes — le récit d’une famille
Volet 3 :
Les Pontonnier face à la Justice : pot de terre contre pot de fer
Volet 4 :
Comprendre la « violence judiciaire »

Nous rappelons que la GLI – F4 est responsable de bon nombre de mutilations depuis les années 80 et que le lanceur de balles de défense (LBD) est reconnu comme « arme de guerre » par la réglementation internationale
Nous exigeons justice pour les mutilé.e.s et toutes les victimes de violences policières ainsi que leur familles.

Portfolios sur le mouvement Gilets Jaunes :
Acte X : Liberté, Égalité, Flash-Ball
Gilets jaunes : deux ans debout

Soutenir la revue Ballast

Documentaire : Sécurité Globale, De quel droit ?



Sept juristes décryptent la loi Sécurité Globale

Novembre 2020. L’état d’urgence sanitaire est en vigueur. La population française est confinée, nul ne peut sortir de chez soi, sauf dans quelques cas « dérogatoires » et moyennant une attestation. C’est précisément ce moment hors du commun que le gouvernement choisit pour faire adopter – suivant la procédure d’urgence – une loi sur « la sécurité globale » qui vient accroître les dispositifs de contrôle et de surveillance.

Que signifie cette idée de « sécurité globale » et d’où vient-elle ? Quels sont les nouveaux systèmes de surveillance envisagés ? Qu’est-ce que le continuum de sécurité ? Que révèle le processus parlementaire d’adoption de la loi ? Pourquoi la liberté d’opinion est-elle menacée ?

Ce film croise les points de vue de sept universitaires, chercheuses et chercheurs en droit, spécialistes du droit pénal, de politique criminelle, des données personnelles et de l’espace public. Interrogées sur cette proposition de loi « Sécurité globale », ils et elles décryptent les dispositifs techno-policiers prévus par le texte et, au-delà, le projet politique qu’il recèle.

Lien web du Documentaire : https://kparrot.gitlab.io/securite-globale-de-quel-droit/

Entetiens :
Le Média TV Loi sécurité globale : vers la toute-puissance policière | Entretien + le film « Sécurité globale : de quel droit ? »
Un entretien avec le professeur de droit pénal Olivier Cahn suivi du film « Sécurité Globale : de quel droit » de Stéphane Elmadjian et Karine Parrot (AGITI films):

Exigeons l’amnistie des Gilets Jaunes : Signez la pétition #AmnistiePourLesGJ


Ils n’étaient pas venus à Paris, Bordeaux, Toulouse, et tant d’autres villes, pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ils étaient venus pour défendre leurs vies menacées, dégradées par la précarité, mises en joue par un pouvoir prêt à faire les poches de leurs parents retraités comme de leurs enfants étudiants, afin de valoriser le patrimoine financier des plus riches. Ils étaient venus pour protéger leurs droits fondamentaux, et aussi une certaine conception de la justice sociale, qui a longtemps fait l’honneur de la France.

La stratégie de la tension, délibérément choisie par le pouvoir, ne leur a pas laissé la chance d’une protestation pacifique. Gazage, nassage et brimades en tout genre, puis au fil des semaines, matraquages, tirs de flashballs et grenades mutilantes, pour la première fois de leur existence, beaucoup de « Gilets jaunes » ont été confrontés à des brutalités policières indignes d’une démocratie, que des organisations comme Amnesty international ont elles-mêmes dénoncées.

On ne compte désormais plus le nombre de manifestants, au casier vierge, mis en garde à vue, condamnés en comparution immédiate, ou aujourd’hui en instance de jugement
. Certains connaîtront la prison, qui détruit, qui humilie. D’autres ne retrouveront jamais d’emploi. Un grand nombre d’entre eux verront leurs vies brisées à jamais. Nous ne pouvons accepter qu’une protestation contre une politique massivement rejetée par la population détruise ainsi des êtres pris pour boucs émissaires. Nous ne pouvons accepter qu’un pouvoir, qui a sciemment fait le choix de la confrontation, se serve d’eux pour intimider tout un peuple. Nous ne pouvons accepter l’idée d’une vengeance d’Etat.

C’est pourquoi nous appelons le Président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier Ministre, Edouard Philippe, à mettre à l’ordre du jour une loi d’amnistie en faveur des hommes et des femmes aujourd’hui persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce mouvement social d’ampleur historique. C’est pourquoi nous appelons dès aujourd’hui à l’arrêt des procédures en cours, à l’effacement des peines prononcées, et à ce qu’une réponse enfin politique, et pas seulement sécuritaire et judiciaire, soit donnée aux événements hors du commun que la France est en train de vivre.

Une telle amnistie est prévue par l’article 133-9 du Code pénal et légitimée par la tradition française, de nombreuses lois d’amnistie ayant ainsi été votées depuis le début de la 5ème République, notamment dans le cadre d’activités protestataires.

Un tel geste serait seul en mesure de commencer à rendre au pays l’apaisement qu’il ne saurait retrouver sur fond de persécutions pour l’exemple. « Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies », disiez-vous Monsieur le Président, le 10 décembre 2018. Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies tant que nos concitoyens n’auront pas pleinement retrouvé la leur.

Lien : https://amnistiegj.fr/