Hommage à Zineb…2 ans

2 ans ….et toujours pas de coupables !!

Hommage : Samedi 5 Décembre, 2020 a 14h30
Quai du Vieux-Port, 13002 Marseille, France

En accord avec la famille de Zineb, Le 5 Décembre aura lieu une marche a Zineb Redouane, décédée il y a 2 ans . La crise sanitaire et l’état d’urgence qui en a découlé, ont mis le pays à l’arrêt. Seule, la police a pu continuer à développer sa répression .
Soutenues dans leur exactions par « notre » nouveau ministre de l’intérieur lui même poursuivi pour agression sexuelle, cette journée sera également l occasion de nous battre , encore, contre « la loi de sécurité globale ».Réaffirmons notre volonté à exprimer notre désaccord. Nous demandons justice et vérité pour toutes les victimes et que cette répression cesse. Nous avons appris récemment que l’appartement où vivait Zineb a été vidé sans même en informer sa famille, puis reloué. L’affaire Zineb est en stand-bye, la famille n’a aucun nouvel élément concernant l’enquête. Il est temps de mener une véritable enquête et de faire toute la lumière sur cette assassinat . Si la Justice est aveugle assurons-nous qu’elle ne soit pas sourde le 5 décembre . Soyons nombreuses et nombreux à crier et nous faire entendre pour l’ouverture d’une nouvelle enquête !!! La solidarité est notre arme !!!

FB : Fadila Dela et Marseille contre les violences policière

Le samedi 5 Décembre il y aura plusieurs manifs conjointes:
Hommage à Zineb, contre la loi de sécurité globale et les violences policières, contre le chômage et la précarité. Acte 108 des gilets jaunes.
13h chorale des luttes
14h appel CGT
14h30 appel Marseille contre les violences policières et Marseille Révoltée (Manif déclarée. Attestations suivront.)

Liens et vidéos :

Une enquête de Disclose en partenariat avec Forensic Archicture démontre que la mort de Zineb Redouane suite à un tir de grenade lacrymogène en marge de l’acte 3 des gilets jaunes résulte d’une faute policière couverte par la hiérarchie.
Mort de Zineb Redouane : les preuves qui accusent la police
Révélations en vidéo, Invidious :
Mort de Zineb Redouane : les preuves qui accusent la police


Mort de Zineb Redouane : éléments de contre-enquête à deux ans des faits Par le Collectif Désarmons les !

Qui sommes nous ? – Les Mutilé.e.s pour l’exemple

Les Mutilé.es pour l’exemple ont désormais un site web :
Les Mutilé.es pour l’exemple

Lien de la cagnotte : Comité Vertigo – Faire un don solidaire au collectif « Les mutilé.e.s pour l’exemple »

Nous avons été éborgné.e.s, amputé.e.s, édenté.e.s ou blessé.e.s par des LBD40 , des grenades et des matraques des Forces de l’Ordre lors des manifestations des Gilets Jaunes.

Nous sommes artisans, boulanger, menuisier, aide-soignante, musiciens, ancien militaire, nous sommes descendu.e.s dans la rue pour faire valoir nos droits et nos vies ne tournent aujourd’hui qu’entre remords, soins et attentes juridiques interminables tout en devant affronter les difficultés contre lesquelles nous nous battions au départ…

Marche pour Ibrahima (IBO) à Sarcelles

Marche pour Ibrahima (IBO) le samedi 10 octobre 2020 à Sarcelles

Texte publié sur le site de la Cagnotte de soutien à la famille Bah :

Moi, Diané Bah, un des grands frères d’Ibrahima Bah. J’ai vu un grand nombre de forces de police lorsque je suis arrivé ce dimanche 6 octobre 2019 vers 17h à Villers le bel, quartier de la Cerisaie.

J’ai entendu des passants dire :
« Ils l’ont tué. Ils l’ont tamponné. Ils l’ont tué. »

Je ne sais pas pourquoi ni comment. J’ai levé le point droit en l’air et j’ai dit : « Je m’appelle Diané Bah. Je suis l’un des grands frères d’Ibrahima Bah. Ils ont tué mon petit frère, Ibo » C’est le surnom qu’on lui donne.

C’est ainsi que commença le drame dans lequel ma famille et moi-même sommes depuis.

Beaucoup de témoins accusent les forces de l’ordre d’avoir physiquement et avec une fourgonnette bloqués la route à mon petit frère Ibrahima Bah qui circulait à moto. Mon petit frère aurait en conséquence percuté un poteau qui a conduit à sa mort.

Les forces de l’ordre, eux, disent que c’est un accident.

Selon leurs dires, mon petit frère Ibrahima Bah voulait éviter le contrôle de police en montant sur le trottoir. Il aurait perdu la maîtrise de sa moto et a percuté un poteau causant sa mort.

Depuis le 6 octobre 2019, jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons jamais eu le moindre geste, ou mots de la part de l’état suite à la mort de notre frère, un fils, notre ami, notre concitoyen. Un citoyen français âgé de seulement 22 ans.

Comme dans toutes les affaires où les forces de l’ordre sont mises en cause, les victimes sont systématiquement criminalisées. Ce sera le cas pour mon frère Ibrahima Bah.

Nous avons dû faire plusieurs marches citoyennes à fin qu’une enquête soit ouverte pour homicide involontaire.

Plus de 9 mois après l’ouverture de cette enquête, il n’y a absolument rien qui se passe. Nous avons un avocat, nous nous sommes constitués partie civile et pourtant la justice de notre pays enfreint la loi et ne nous expose pas les pièces maîtresses dans cette affaire.

Lors des faits du 6 octobre 2019, il y avait sur les lieux 3 caméras. La justice de notre pays bafoue la constitution et refus que nous voyons ces vidéos.

Les policiers mis en cause exercent toujours à Sarcelles. Ils n’ont jamais été auditionnés par le juge d’instruction. Voilà pourquoi nous avons demandé un dépaysement.

Ils vont délibérément faire durer ce combat. Ils vont tout mettre en place pour annoncer un non-lieu comme systématiquement.

Nous avons besoin de force et de moyens pour que ces violences policières qui se cumulent au quotidien cessent et soient punis.

C’est notre combat à nous tous qui vivons dans le territoire français.

Impliquons nous!
Diané Bah

A nos corps défendants un film de Ian B sur les violences d’Etat

Film Documentaire : A Nos Corps Défendants
Durée : 90 min Année 2019 Réalisation : IanB du collectif Désarmons-les !

A voir ou a revoir

Ce film ne raconte pas une histoire. Il se veut une approche sensible et radicale des violences psychologiques et physiques infligées aux habitant·es des quartiers populaires par la police. Les récits prennent place dans la France des vingt dernières années, celle de l’après Sarkozy, et sont rapportés par les premier·e·s concerné·e·s : pas de sociologue, pas d’historien, pas de journalistes ni de storytelling. Juste la parole de celles et ceux qu’on voudrait voir silencieux·ses : Wassil Kraiker et ses parents Zohra et Abdelaziz, des jeunes d’Argenteuil, Amine Mansouri et son père Moustapha, Ali Alexis et son épouse, Ramata Dieng et Farid El Yamni…

On y aborde la question de la domination, ou comment l’Etat traite les corps étrangers pour mieux les contrôler. Il est question de racisme, de torture et d’un combat vital pour la vérité. Les protagonistes de ce film n’avaient pas choisi de devenir un jour visibles, mais les violences systémiques en ont fait des combattant·e·s, à leurs corps défendants.

Sur le réalisateur

IanB est membre fondateur du collectif Désarmons-les ! Ce film, il l’a pensé à la fois comme une manière de clore un chapitre dans son combat personnel, une déclaration de guerre et un message sans concession à l’attention de celles et ceux qui oseraient encore nier le caractère systémique des violences policières.citation

Liens : Désarmons-les ! A nos corps défendants

Visionage : Invidious FDN | vimeo

Police, illégitime violence

Film Documentaire: Police, illégitime violence de Marc Ball
Produit PAR Song Pham Durée 52’2018

Police, illégitime violence, de Marc Ball : 2015, 18 jeunes du 12e déposent collectivement plainte pour des ViolencesPolicières. Une démarche difficile et rare, d’où la nécessité de soutenir ce documentaire qui porte ces témoignages sur le devant de la scène. citation

Dans les quartiers populaires de France, la confiance est rompue entre les jeunes et la police. Le moindre contrôle d’identité porte en lui les germes d’un possible dérapage, d’une rébellion ou d’une bavure.
Une affaire est emblématique de cette impasse. Pour la première fois en France, des adolescents ont porté plainte collectivement pour violences volontaires contre une brigade de police du 12ème arrondissement de Paris. Au cours de ce procès, c’est la mission-même de la police qui sera mise en accusation.
Citoyens, éducateurs, avocats ou encore policiers, cherchent une issue et dénoncent le recours systématique à une violence qu’ils considèrent comme illégitime. En suivant leur combat, ce film lève le voile sur les mécanismes de cette violence et les silences qui l’entourent.citation

Lien : Talwegproduction

Amiens : 3 Jours pour ne plus fermer les yeux

3 Jours pour ne plus fermer les yeux : Amiens le 15 / 16 et 18 Octobre 2020

Programme :
– Vendredi 16 Octobre 2020, concerts et prise de parole
– Samedi 17 Octobre 2020, ciné, débats sur les violences policières
– Dimanche 18 Octobre 2020 marche des Mutilé.e.s pour l’exemple, venez nombreux pour nous soutenir et nous aider a denoncer les violences policières et l utilisation des lb40 et grenades.

Lien : Les Mutilé.e.s pour l’exemple